Réflexions sur le blush

Je sais pas comment vous voyez la chose mais pour moi, le blush dans sa fonction première sert à accentuer un possible. Que ce soit pour simuler une bonne mine, ou encore des joues rosies par l’exaltation, le blush c’est un peu du simulacre de bonne santé et de bonheur dans un écrin.

Moi je n’ai jamais les joues rosies. Ni après une bonne nuit de sommeil, ni après une course effrénée derrière un bus, et pas même lorsque je suis intimidée. De par ma carnation, ma bonne mine à moi elle se manifeste d’une façon beaucoup plus globale au niveau de ma physionomie. Je vais avoir le pore resserré, le teint plus frais, l’œil reposé, mais le feu aux joues, ça, jamais !

Du coup je commence à avoir du mal avec le caractère artificiel de la chose. J’ai relégué au placard les rouges, les magentas, les irisés, les trucs qui brillent. Je les conserve pour de grandes occasions. Deux ronds carmins sur les pommettes, on va pas se mentir, ça ne correspond pas à une réalité possible pour moi. Ça n’accentue rien, ça invente de toute pièce une tonalité qui n’existe sous aucune forme à cette endroit.

En soi, ça pourrait ne pas être un problème, on fait bien de la fantaisie avec du vert sur les paupières et du doré au ras des cils. Mais le blush c’est pas vraiment son propos et j’ai l’impression que même en fondant la couleur au maximum, il demeure toujours quelque chose de dissonant qui jure avec le reste.

Je ne jure donc plus que par eux maintenant. Sur la photo, mes fards à joue préférés, parce qu’ils correspondent tous à un échantillon de couleurs naturellement présentes sur ma peau. Du pourpre tout en affinité avec les ombres de mon visage, de l’ocre pour me tenir chaud et de l’orangé pour illuminer les matins moroses.

De gauche à droite :

Fard à Joues n°131 – MUFE PROFESSIONAL

Ombre à Paupières – “Red Brick” Matte – M.A.C

Fard à Joues n°26, “Terre de Sienne” mat – MUFE PROFESSIONAL

 Embellisseur de Teint n°4 – Black Up

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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